Jean-Claude GILLET, sa vie, son œuvre…

Qui est Jean-Claude GILLET?

Né le 14 octobre 1941 à Bordeaux (Gironde). Militant PSU, syndicaliste étudiant, psychosociologue, puis enseignant-chercheur dans un IUT et professeur des universités en sciences de l’éducation. Après avoir été professeur émérite, il est aujourd’hui professeur honoraire. Il fut le créateur en 2003 d’un Réseau International de l’Animation (RIA) qui fonctionne toujours.

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Né le 14 octobre 1941 à Bordeaux (Gironde). Militant PSU, syndicaliste étudiant, psychosociologue, puis enseignant-chercheur dans un IUT et professeur des universités en sciences de l’éducation. Après avoir été professeur émérite, il est aujourd’hui professeur honoraire. Il fut le créateur en 2003 d’un Réseau International de l’Animation (RIA) qui fonctionne toujours.

Fils d’un employé de banque devenu agent immobilier et d’une mère sans profession, issu d’une famille catholique pratiquante, J.C. Gillet, initia une démarche politique dès son inscription au lycée Montaigne à Bordeaux notamment en classe de philosophie. Elle avait largement muri auparavant face à la guerre d’Indochine, puis à la guerre en Algérie, favorisée par le bouillon de culture que constituait son opposition radicale à son « internement » dans un collège religieux rigoriste et réactionnaire pendant 4 ans. À dix-sept ans il adhéra au Parti Socialiste Autonome pour s’engager contre le colonialisme français en Algérie, puis devint membre du Parti Socialiste Unifié et de l’Association générale des étudiants de Bordeaux dès son entrée à la faculté de lettres à la rentrée 1960. Élu au bureau de l’AGE deux ans de suite, tout étant surveillant d’internat pour payer ses études, il participa dès lors aux assemblées générales et aux congrès de l’UNEF. Élu au bureau national de celle-ci au congrès de 1963, installé à Paris, réélu en 1964. Il fut aussi membre du Comité national des étudiants du PSU depuis 1963.

Demeurant parisien, secrétaire de la section Sorbonne (où il poursuivit ses études) des Étudiants Socialistes Unifiés (ESU), il devint, avec l’appui de Marc Heurgon (membre du Bureau national du PSU) en novembre 1964 permanent des ESU et secrétaire national étudiant jusqu’en février 1966. Sillonnant la France, il redressa la situation des ESU qui passèrent de cinquante à cinq cents en un an et fit renaître Tribune Étudiante, le journal des ESU.

Quittant le monde étudiant en février 1966 (mais en mai-juin 68 il assura fortement la présence du PSU dans la Sorbonne occupée), il devint permanent de la fédération de Paris du PSU, dont il fut secrétaire adjoint, puis de Tribune socialiste (l’hebdomadaire du PSU) jusqu’à l’automne 1969. Secrétaire de la section PSU du 11ème arrondissement de Paris de 1967 à 1969. Membre du Conseil de maison d’une MJC. À cette date il quitta Paris pour les Pyrénées-Orientales, car en opposition politique avec Michel Rocard, refusant pour cette raison d’accepter l’offre de ce dernier d’entrer au Bureau national au congrès de Dijon.

Installé à Perpignan, au plus loin des agitations parisiennes, Jean-Claude Gillet, n’ayant à ce moment aucune activité professionnelle, ayant donc repris ses études universitaires (licence de lettres modernes en 1971, maîtrise en 1972, thèse de 3e cycle en 1975), put se consacrer assidûment au militantisme politique en intégrant l’équipe départementale du PSU (il est aussi un des animateurs du mouvement étudiant local en 1971 lors de l’affaire Guiot, puis de la circulaire Guichard, ainsi que militant d’un cinéclub). Jean-Claude Gillet, désormais membre du bureau fédéral, devint ainsi secrétaire de la section de Perpignan dès 1970 (à cette période il participe notamment à la création du Secours Rouge local), puis de celle de Perpignan-Nord. En accord avec la direction fédérale, la fédération des Pyrénées-Orientales désormais en plein développement, se situa nettement à la gauche du parti, choisissant, avant le congrès national de Lille (juin 1971) le courant 5 dont Jean-Claude Gillet fut le porte-parole. Dès les années 1968-1969, la fédération du PSU, sensible aux thèmes de la « colonisation intérieure » développa plusieurs campagnes dans ce sens. Cependant, les débats préparatoires au congrès de Lille (juin 1971) rompirent l’unité du groupe qui animait la fédération ce qui amena notamment Jean-Claude Gillet, récemment élu secrétaire fédéral, à démissionner rapidement de son poste devant l’éclatement de la solidarité du bureau fédéral suite au congrès de Lille.

La crise interne générale du PSU s’accentuait, ainsi que celle de la fédération, et en fin 1972, avant le congrès national de Toulouse, une nouvelle majorité l’emporte dans la fédération départementale du PSU qui fut peu après rebaptisée « fédération catalane » sur proposition de Jean-Claude Gillet, son nouveau secrétaire fédéral, et la fédération revint rapidement à son niveau d’avant la crise. Les débats autour de l’opportunité d’un rapprochement avec le PS à la faveur de la dynamique du programme commun l’amenèrent, ainsi que la plupart des adhérents de la fédération, à s’opposer à Michel Rocard et à ceux qui le soutenaient dans sa démarche. Jean-Claude entra à la DPN (Direction politique nationale) du PSU en 1974.

Installé à La Rochelle en 1975 (et au chômage pendant deux ans), secrétaire fédéral PSU de Charente-Maritime dès 1976 (il est cofondateur de la CSCV locale, puis du Front autogestionnaire et il co-anima auparavant une campagne contre l’aménagement de la côte Aquitaine en 1974-1975 à partir du village familial, Capbreton dans les Landes), il participa au bureau national élargi en 1977 (et membre de la commission chargée des questions d’organisation, couvrant le grand sud-ouest), mais refusa d’autres responsabilités en 1979, au moment de l’arrivée d’Huguette Bouchardeau comme secrétaire nationale, que celles de secrétaire de la commission de contrôle des conflits et des comptes. Il démissionna du parti « sur la pointe des pieds » dès le début de l’année 1980, convaincu de la perte d’influence du parti, de son attirance vers le PS à nouveau avec la candidature d’Huguette Bouchardeau et de son opportunisme avéré.

Revenu à Bordeaux, secrétaire de la section CFDT de l’Institut régional du travail social d’Aquitaine où il était responsable pédagogique d’une formation d’animateurs de 1983 à 1990, il quitta cette entreprise avec d’autres militants suite à l’échec d’une grève administrative de 6 mois menée contre une direction autocratique et pathogène, pour fonder sa propre association de formation et de recherche. Il soutient la campagne de Pierre Juquin (présidant sa réunion bordelaise), puis il préside la réunion publique à Bordeaux de Dominique Voynet en 1995 comme candidate des Verts ; il fut un militant actif du Forum social de Bordeaux en 2003 et d’Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde depuis sa création (membre du conseil d’orientation dont il est toujours membre en 2016).

Maître de conférences associé dès 1990, nommé maitre de conférences en 1993 (après avoir passé une nouvelle thèse en sciences de l’éducation), habilité à diriger des recherches en 1998, puis chef de département à l’IUT Montaigne, professeur des universités en 2000, il est retraité et professeur émérite de 2003 à 2010. Il avait quitté la CFDT pour entrer au Snesup (FSU).

En 2012, il s’installe à Bayonne où il soutient la liste Abertzale aux élections municipales. Il a été membre du Conseil d’administration des Amis de Tribune Socialiste (regroupant des anciens militants PSU) pendant plusieurs années et il est membre du CA de l’Institut Tribune Socialiste depuis sa création en fin 2012.

Il a écrit une quinzaine d’ouvrages sur l’animation sociale et socioculturelle professionnelle, l’éducation populaire, les questions soulevées par les quartiers populaires, la jeunesse et la vie associative.

Il travaille sur et pour la mémoire du PSU à propos duquel il a conduit ou écrit cinq ouvrages : il prépare un ouvrage sur le PSU et mai 68 pour 2018, date du cinquantenaire de ce mouvement social historique.


Biographie de Jean-Claude Gillet inspirée de la notice du dictionnaire biographique le Maitron – « Mouvement ouvrier et social »

Paroles d’animateurs III

Suite aux deux DVD intitulés « Paroles d’animateurs », interrogeant d’anciens étudiants du département Carrières sociales de l’IUT (1967-2000), Pierre Pommier et Jean-Claude Gillet ont réalisé en 2010, l’un au nom de l’association Terres d’Histoires et l’autre responsable scientifique de l’ISIAT (Institut Supérieur d’Ingénieurs-animateurs Territoriaux), un troisième volet de cette aventure pédagogique en questionnant d’anciens et anciennes chefs de département et la responsable du service documentation. Ils nous livrent des moments de leurs histoires de vie professionnelle.

D’une durée de 53 minutes, il comporte 8 questions : les entretiens sont assurés par Jean-Claude Gillet. La cellule audiovisuelle de Bordeaux Montaigne a fourni le support technique et Isabelle Rougeot a travaillé au mixage.

Voici la liste des collègues par ordre d’apparition à l’écran :

  • Jean-Claude Gillet,
  • Pierre Pommier,
  • Maïka Fourgeaud,
  • Jean-Luc Richelle,
  • Louis Montillet,
  • Jean-Pierre Augustin,
  • Clothilde de Montgolfier,
  • Marie-Madeleine Dezon-Mimiague.

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